• Quelques mots sur "Indomita donna"

    Commande d’écriture auprès d’un auteur vivant, Rinatu Coti, poète et écrivain de langue corse qui poursuit une recherche sur Danielle Casanova, Corse, morte au camp d’Auschwitz.

    « La femme indomptable » est un spectacle théâtral et musical. Au-delà de l’histoire, c’est la vision totalement imaginaire d’une femme, jamais soumise, prête à combattre, à aller au bout (avec enthousiasme) pour des valeurs antifascistes, des valeurs d’humanité dans l’innommable de l’inhumain. Danielle Casanova, figure charismatique que l’on retrouve en Corse, en France, à l’étranger, comme symbole du combat et de la résistance, comme symbole de la solidarité avec les femmes, est connue dans l’histoire pour avoir lutté sans cesse. Sa vie a été un long parcours de la Corse à Paris où elle a suscité une adhésion totale pour faire front contre le fascisme. Le spectacle, temps d’une vie, celle de cette femme et ses compagnes porte la poésie, le rire, la musique, le chant, l’univers sonore et imaginaire. Il est la transposition poétique de la vie d’une femme indomptable.

    Saveriu Valentini - Metteur en scène:

    Si le théâtre a le pouvoir d’éclairer la vie, c'est bien ce qu’essaie de faire Locu Teatrale avec "L’INDÒMITA DONNA", en évitant les chemins réalistes, les simplifications, les caricatures des camps d’extermination. Notre travail s’emploie à remettre de la chair là où il n’y a plus que cendres et poussière, de l'humanité, là où plus rien ne semble possible, dans le dépouillement scénique et la seule force de création des acteurs, là où "le monde entier vous abandonne", où il ne reste plus à l'acteur, que son corps pour redonner la vie.

    Santu Massiani - Auteur:

    Ciambastru è ammorbu ; chì ne sarà di l’umanu ? Ammorbu è pestilenza ; Chì ne sarà di l’umanu ? Quassù, da u purtellu, un core cumpatisce ; una manu, un buccone, un surrisu giuiosu ; mille grazie pè tè o figliola di Cirnu, mille grazie per tè, Lella di u Vistale Pestilenza è cennare ; chì ne sarà di l’umanu ? Di l’umanu n’avia tù primura ; da zitella, avvirsata à u solcu fecondu,da maiò, risuluta à piglià e pratese di tanti sciartinati in l’orbe di stu mondu. Cennare è zilefra ; chì ne sarà di l’umanu ? Ùn stancia a battaglia ; l’azzuffu hè di longu andà.

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    Boue et malheurs ; Que restera t-il de l’humain ? Malheurs et horreurs : que restera t-il de l’humain ? La haut, dans le revire, un cœur compatit ; une main, une bouchée, un sourire joyeux ; merci à toi, fille de Cirnu, merci à toi, Lella di u Vistale… Horreurs et cendres ; que restera t-il de l’humain ? Tu te souciais sans cesse de l’humain ; toute petite enracinée au socle fécond de tes ancêtres, résolue à défendre la cause des opprimés dans le tourbillon de ce monde. Cendres et déchirures ; que restera t-il de l’humain ? Ne jamais cesser de lutter ; le combat est sans fin…


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